![]() |
Votre
publicité ici : Contactez-nous
|
|
|
| __________Diamono On Line_________________________ | |||
|
|
WalFadjri:
L'opposition boycotte les législatives : WADE snobe Idy, Tanor, Niasse, Bathily... L'opposition
s'est radicalisée dans sa lutte pour l'organisation d'élections
transparentes. Et, hier, dans une lettre signée et adressée au chef de
l'Etat, dix ténors de l'opposition, les plus en vue, ont confirmé leur
refus ‘catégorique’ d'aller aux élections dans les mêmes conditions que
celles de la présidentielle.
Cette position des leaders de l'opposition fait suite à une lettre qu'il avait adressée au président Abdoulaye Wade, le 22 mars dernier, et dans laquelle ils donnaient leur analyse du scrutin du 25 février 2007. Tout en posant des conditions préalables à toute participation aux prochaines joutes électorales. Une correspondance à laquelle Me Wade a préféré laisser son ministre de l'Intérieur répondre à sa place. ‘Nous notons que votre démarche, ainsi que le contenu inacceptable de votre réponse, consacrent un refus d'engager des concertations et, par conséquent, une rupture du dialogue dont vous portez l'entière responsabilité’, ont déclaré, hier, les opposants dans une correspondance à l'attention de Me Wade. ‘Face à une telle attitude de votre part, et comme annoncé dans notre déclaration, nous confirmons notre refus catégorique et définitif de participer à des élections qui seront organisées dans les mêmes conditions que le scrutin présidentiel du 25 février 2007’, affirment Moustapha Niasse, Abdoulaye Bathily, Idrissa Seck, Ousmane Tanor Dieng, Amath Dansokho, Madior Diouf, Massène Niang, entre autres signataires de la lettre. S'ils en sont arrivés à un stade de radicalisation, c'est que les opposants n'ont toujours pas compris ce qu'ils qualifient de ‘mascarade électorale du 25 février 2007’. Et ils l'avaient signifié à Me Wade dans leur lettre en date du 22 mars dernier. Ce scrutin, martèlent les opposants, ‘relève incontestablement d'une mascarade électorale dont nous rejetons catégoriquement les résultats proclamés’. Les ténors de l'opposition sénégalaise d'affirmer, en effet, dans leur lettre que ‘les indices et indicateurs sont nombreux qui montrent que cette élection s'est tenue dans des conditions inacceptables dans un système qui se dit démocratique’. Niasse, Dansokho, Bathily, Tanor et Idrissa Seck, entre autres, citent alors les indices et indicateurs de la ‘mascarade’ : Il s'agit selon eux, ‘de la confection d'un fichier électoral truqué, la discrimination dans les inscriptions, la rétention et la substitution des cartes d'électeur ainsi que l'opacité et le manque de sécurisation du vote des militaires et paramilitaires’. L'opposition pointe ensuite du doigt sur ‘la partialité du ministre de l'Intérieur qui, de façon délibéré, a empêché nombre de Sénégalais d'accomplir leur devoir civique, à laquelle se sont ajoutés le parti-pris et la complicité de certains membres de l'administration territoriale et de la justice’. Autres irrégularités soulevées par l'opposition : ‘l'incompétence et l'incurie de la Cena qui n'a jamais pu ou voulu assumer honorablement ses prérogatives de contrôle et de supervision’. Au nombre des indices et indicateurs de la ‘mascarade’ du 25 février 2007, l'opposition cite, également, ‘la corruption, l'achat de conscience et autres pressions de toutes sortes exercées sur le corps électoral ; les lacunes, dysfonctionnements et voies de fait notoires constatés le jour du scrutin dans l'organisation du vote prolongé au-delà de l'heure légale’. Et pour clore ce chapitre Niasse et compagnie indexent ‘le déséquilibre dans l'accès aux médias de service public au détriment de l'opposition et l'attitude complaisante du Cnra face à une telle violation’. C'est donc le remake de cette situation que l'opposition veut s'éviter aux prochaines élections législatives et locales. ‘Dans ces conditions, l'opposition politique a le choix entre participer, de façon passive, à la réédition de la mascarade électorale du 25 février ou bien se mobiliser activement pour exiger que les législatives se tiennent dans des conditions dignes du parcours démocratique de notre pays’, avaient indiqué les opposants à l'endroit du chef de l'Etat dans leur correspondance en date du 22 mars. Non sans expliquer que la première option serait un recul pour le pays, car les élections seraient mal organisées. Pire, ajoutaient-ils, ‘les résultats ne refléteraient pas l'état de l'opinion et, surtout, les rapports de force réels sur le terrain. La participation de l'opposition ne servirait alors qu'à donner du crédit à un simulacre d'élections. De surcroît, si les élections locales sont, elles aussi, organisées dans les mêmes conditions, les institutions politiques du Sénégal seraient irrémédiablement affectées d'une crise de légitimité sans précédent, périlleuse pour la viabilité de notre expérience démocratique et pour l'image du Sénégal dans le monde’. Georges Nesta DIOP |