distribué à Paris et bientôt  en Europe
lhebdopolitique.com
Votre publicité ici :  Contactez-nous             
Diaspo SARL: 46 rue Polonceau , 75018
tel - 06 25 36 23 56 

_________________________Diamono On Line_________________________
Prochainement en ligne  
DiamonoTv - la télévision qui nous rassemble
ACCUEIL
L'EVENEMENT
GRILLE DES PROGRAMMES
DIAMONO
FORUM
CONTACTEZ-NOUS
Source Nettali

Prés de deux millions de pèlerins célébrent le guide de la confrérie mouride à Touba, au Sénégal
APA - Dakar, (Sénégal) Prés de deux millions de pelerins prennent part ce jeudi à Touba, localité sénégalaise au centre du pays, à la célébration de la fête annuelle du Magal, marquant le déportation au Gabon, en 1895, du fondateur de la confrérie des mourides, Cheikh Ahmadou Bamba, a constaté APA.
La 113e édition de cet évènement religieux draine plus de participants, appartenant ou non à la confrérie mouride, qui constitue avec celle des Tidjanes, les deux grandes familles musulmanes du Sénégal.
Le Magal est l’un des évènements marquants dans le calendrier religieux au Sénégal, avec une procession continue en direction de Touba, petite bourgade, devenu au fil de années, l’épicentre des cérémonies de commémoration du Cheikh.
Selon des historiens, Cheikh Ahmadou Bamba, né dans un petit village du Baol (centre-est) en 1853 (correspondant à l’an 1272 de l’Hégire), était un érudit. Marabout et « grand pédagogue », il a fondé sa confrérie en 1883, un an après le décès de son père, en 1882.
A cause de son emprise grandissante sur les populations de son époque qui, à cause de sa connaissance, lui vouaient admiration et vénération, il eut des démêlés avec l’administration coloniale française, basée à Saint-Louis (nord).
Traduit devant un Conseil privé, en 1895, il est condamné à la déportation au Gabon pour un exil de 7 ans qui n’a pas ébranlé sa foi religieuse. Son bref retour dans son Sénégal natal en 1902 est suivi d’un nouvel exil en Mauritanie pour être définitivement ramené en 1907, puis placé en résidence surveillée jusqu’à sa mort en juillet 1927.
Toutes ces épreuves, loin de le désorienter, n’ont fait qu’accroître sa foi, accentuant son audience et donnant plus de poids à sa charge sacerdotale auprès des adeptes qui lui rendent hommage déférent, en organisant, à l’occasion, des veillées religieuses, ponctuées de chants, de poèmes dédiés au prophète Mohamed (PSL) et à la gloire de Dieu.
Pour faire face à l’affluence de personnes au Magal et aux questions de sécurité éventuellement, le gouvernement a déployé plus de 2 800 policiers et gendarmes.
Les autorités sénégalaises ont également mis en place un dispositif du point de vue sanitaire et hygiénique, en débloquant 1,7 milliard de francs CfA pour renforcer le réseau électrique de la ville sainte de Touba, l’objectif étant « zéro cas » de choléra, cette année.
Du fait de la célébration du Magal, les activités ont sensiblement baissé dans la journée à Dakar où la circulation était moins encombrée que d’ordinaire, les grandes artères vidées de leurs occupants, les vendeurs ambulants qui ont l’habitude d’installer des tables, le long de rues et avenues de la capitale. Tous ces petits commerçants appartiennent, dans leur écrasante majorité, à la confrérie mouride.
De nombreux fonctionnaires de l’Etat, employés du secteur privé, ont aussi déserté les bureaux pour l’occasion.
Le président sénégalais, Abdoulaye Wade, membre de la confrérie mouride, voue un respect sans borne à l’actuel guide religieux Saliou Mbacké, seul fils en vie du fondateur.